Le syndicat CGT reste en alerte car la situation du personnel de l’hôpital ne s’arrange pas !

Des effectifs à flux plus que tendus, des problèmes sur les congés et les paiements des heures supplémentaires : la situation à l’hôpital de Guéret ne s’arrange pas.

Dans le hall de l’hôpital de Guéret, seulement une petite dizaine d’agents s’est réunie pour une assemblée générale informelle. « J’ai l’impression, en tant que syndicaliste, que les agents ont peur d’être vus dans le hall, souffle Philippe Baurienne, secrétaire CGT à l’hôpital. Les agents en poste n’osent pas forcément se déplacer. »

Trop peu de remplaçants !

Pourtant, leur situation devient compliquée. Ils sont confrontés depuis plusieurs mois à des problèmes d’effectif et rien ne s’arrange. « On manque de personnel et le pool de remplacement n’est composé que de trois agents, alors qu’on devrait avoir une quinzaine d’aides-soignants et une douzaine d’infirmières. » L’hôpital de Guéret se retrouve être très loin du compte espéré par le syndicaliste.

Ce trop peu de remplaçants qui fait que les agents hospitaliers sont très régulièrement appelés pour combler un trou d’effectif. « Ils arrivent à saturation, ils sont rappelés en permanence », continue Philippe.

Les journées et heures supplémentaires effectuées ne sont même pas payées à la hauteur de ce qu’elles devraient. « On nous proposait 50 % pour les heures supplémentaires de l’année dernière, pour le moment, elles n’ont été payées qu’à hauteur de 27 %. Pour certains, ça représente plusieurs centaines d’heures, donc le montant est élevé. » Surtout, les agents ne peuvent pas récupérer ces heures en jour de repos. « On est tellement à flux tendu que c’est impossible. »

Ce n’est pas la fermeture de 14 lits en chirurgie et d’une dizaine en médecine qui arrangera les choses. « La salle d’urgences sature, on ne peut plus hospitaliser, il y a toujours plus d’attente, mais c’est un problème national. » Le syndicaliste craint cependant que le déficit cumulé de l’hôpital de Guéret qui s’élève à 1.9 millions d’euros se répercute encore sur les agents.

« Très peu de visibilité avec cette direction »

Depuis février, les plannings sont gérés par un logiciel intitulé Chronotime. « C’est censé rationaliser l’utilisation du personnel, mais les agents sont perdus, on n’a eu aucune formation pour utiliser le logiciel. »

Les syndicats n’ont pas abandonné leur croisade contre la tarification à l’activité (T2A), qui fixe la rémunération des hôpitaux en fonction de l’activité réalisée. « Dans un endroit rural comme Guéret, ça nous pénalise. Il faudrait passer à une tarification à part variable plutôt que fixe comme aujourd’hui. »

Les congés annuels du personnel qui devaient être validés depuis le 31 mars ne le sont toujours pas. Ce qui entraîne une forte incertitude sur la période allant du 1er juin au 30 septembre. « On n’a aucune nouvelle sur le sujet, déplore Philippe Baurienne. En fin de compte, avec cette direction, on a très peu de visibilité. »

GREVE : Le syndicat CGT de l’hôpital de Guéret appelle à la grève le mardi  22 mai 2018. Elle s’inscrit dans la grève générale des fonctionnaires prévue ce jour.

Sources : article de Romain Conversin ( édition du journal la Montagne du 15 mai 2018) ; photo du journal la Montagne.

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