Un appel aux usagers de l’hôpital lors de la journée d’action 

Une soixantaine de personnes étaient réunies dans le hall du centre hospitalier ce mardi matin pour la Journée d’action dans le service public.

Pour le personnel du centre hospitalier, la coupe est pleine ! « Nous sommes fatigués, démoralisés, excédés par des journées de travail intenses avec des effectifs en berne », confie Nathalie Teste, de la CGT hospitalier, dans le hall de l’hôpital, envahi par une soixantaine de manifestants. Au premier rang desquels figure une dizaine de salariés de GM&S.

Nathalie Teste dénonce une « pression insupportable qui pèse sur le personnel » qui génère de plus en plus d’arrêts maladie, de burn-out ou de suicides chez les professionnels de la santé et du social. En cette journée de mobilisation, les conditions de travail sont donc « la priorité car on souffre énormément « , argue Catherine Baly, la secrétaire générale de la CGT Creuse. Et Nathalie Teste de renchérir : « nous ne sommes pas des machines à produire des actes ! »

Nous ne sommes pas des machines à produire des actes

Pour le personnel hospitalier et ses représentants, comme Philippe Nicolini, il y a « urgence à agir » pour lutter contre  » l’épuisement professionnel à l’hôpital », le manque de moyens humains et la « destruction progressive » du système de santé publique. Et le personnel est tellement mal et surmené qu’il ne peut même pas prendre 5 minutes pour descendre avec nous », s’offusque Nathalie Teste.

 Heureusement pour eux, ce cri de désespoir commence à être entendu par la population. Puisque plusieurs personnes prennent spontanément la parole ce matin. Simone Stoeckel, de l’UNRPA, l’Union nationale des retraités et des personnes âgées, est la première à s’exprimer. Et à son timbre de voix, on voit bien qu’elle est révoltée :  » J’invite le personnel et la population à se mobiliser davantage pour la défense de la santé. Peu de candidats en parlent pour l’instant dans la campagne à l’élection présidentielle. » Simone met en garde : « Faites bien attention aux bulletins que vous mettrez dans l’urne ! »

Tout le monde est concerné

Puis Sylvie se livre. Elle avoue que si elle n’avait pas été malade, elle ne serait peut-être pas là aujourd’hui, en train de prendre la parole pour défendre le droit d’être soigné en Creuse. « Nous sommes tous concernés. Imaginez que tout est en train d’être déplacé au CHU de Limoges. Petit à petit. Il faut pouvoir y aller ! » Marie-Colette, également malade, tient à rappeler qu’elle est tout de même « très bien accueillie et soignée à l’hôpital de Guéret, même si on tente de nous orienter vers les cliniques. Moi, c’est mon choix. Je veux être soignée à l’hôpital et non dans le privé ! Il faut juste plus de personnel.  »

Marie-Colette espère donc que la politique en matière de santé change rapidement ! Peut-être après le 7 mai prochain…

Publié le 07/03/2017 à 14h29

Virginie Mayet

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