Grève des fonctionnaires : près de 600 personnes dans les rues de Guéret

 Ils étaient près de 600, ce mardi après-midi, dans les rues de Guéret à clamer leur attachement au service public. Un attachement qui vire au mal-être pour la plupart d’entre eux.
Grève des fonctionnaires : près de 600 personnes dans les rues de Guéret

Le cortège dans les rues de Guéret. © Mathieu Tijeras

 Bien sûr que dans le cortège, il y a des revendications salariales. Bien sûr que le gel du point d’indice, l’augmentation de la CSG, le rétablissement du jour de carence, ils l’ont un peu en travers de la gorge. Mais, bien au-delà, d’un « pouvoir d’achat qui n’en finit pas de baisser depuis dix ans », les fonctionnaires ont d’abord exprimé leur mal-être dans les rues de Guéret.

« Une vraie souffrance  au travail »

 Un mal-être unitaire qui, à l’appel tout aussi unitaire des différents syndicats, s’est exprimé une nouvelle fois au fil d’un défilé fait de banderoles et de pauses symboliques devant le centre de gestion de la fonction publique territoriale, l’Inspection académique ou encore la préfecture. Enseignants, territoriaux, hospitaliers, rejoints par quelques cheminots mais aussi des salariés du privé et des retraités, ils étaient près de 600 à clamer leur attachement au service public. Leur service public.Une manifestation unitaire.
« Aujourd’hui, le service public, c’est une gestion comptable, explique cette contractuelle de la territoriale. Je travaille depuis plus de trente ans et c’est seulement la deuxième fois que je fais grève. Parce que c’est grave : l’intérêt du service public, ce n’est plus une notion. Alors qu’il faudrait regarder ce dont on a besoin et mettre les gens en face pour le faire, aujourd’hui on dit : “bon, on n’a plus d’argent alors on coupe où??”. Au final, on se retrouve sur des postes à cumuler deux fonctions, on ne peut même plus faire correctement notre travail. » Un travail que tous, de l’enseignant à l’hospitalier en passant par le territorial, vivent de plus en plus mal. « Il y a un vrai mal-être, une vraie souffrance au travail, regrette Nadine Méritet, secrétaire départementale de la CFDT. Pour tout le monde. C’est pour ça que cette unité, aujourd’hui, est cruciale. Les agents attendent cette unité : il y a un ras-le-bol général. Ce qu’ils demandent d’abord, c’est une reconnaissance de leur travail bien plus que le gel du point d’indice. On remet en cause leur statut, leur mission. »

Chacun a clamé son attachement au service public.
Et Olivier, enseignant au lycée Jean-Favard, ne dit pas autre chose : « Je suis d’abord là pour la défense des services publics. Même si comme tout le monde, je regrette la baisse de mon pouvoir d’achat, je veux d’abord dire mon attachement au service public. À tous les services publics. Je suis là d’abord en tant que citoyen, avant d’être là en tant que travailleur. »

Publié le 10/10/2017 à 18h13

Séverine Perrier

Imprimer cet article Télécharger cet article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *