LE 22 MARS : TOUTES ET TOUS MOBILISE(E)S !

Le SYNDICAT CGT du CENTRE HOSPITALIER de GUERET appelle à « manifester massivement » le 22 mars pour défendre la fonction publique, mais aussi dénoncer les conditions de travail des agents hospitaliers.

«Les politiques actuelles vont dans le mauvais sens. Il est urgent de prendre des mesures dans une direction radicalement différente. » La mobilisation du 22 mars entend le réaffirmer dans la rue. Dans le mauvais sens à l’échelle nationale en malmenant le statut des fonctionnaires mais aussi à une échelle plus locale, déclinée au sein des établissements. Et notamment au centre hospitalier de Guéret.

Des conditions de travail inacceptables

« Depuis l’arrivée de notre nouveau directeur Frédéric Artigaut (N.D.L.R., fin 2015), nos conditions de travail se sont détériorées à tous les niveaux et dans tous les services, explique le syndicat CGT. » Il dénonce un flux tendu permanent, le manque criant de personnel, sa souffrance, les pressions auxquelles il est soumis, les menaces parfois, les rappels sur les congés, la polyvalence excessive qu’on lui impose. « Les équipes n’en peuvent plus, leurs conditions de travail sont inacceptables ». D’où des taux d’arrêt de travail qui crèvent le plafond.

Le syndicat dénonce aussi l’engorgement des services consécutif notamment de la fermeture de 14 lits en 2017 en chirurgie à laquelle s’ajouteront 10 autres fermetures de lit côté médecine dans les mois à venir. Des fermetures que le syndicat craint accompagnées d’une diminution, encore, des effectifs.

Autre sujet qui fâche : la pénurie de médecins. « Des médecins qui postulent on en a, souligne la CGT mais la politique de l’hôpital n’est pas de les recruter. Ils ne restent pas parce qu’on ne prenait pas en compte leur ancienneté, on leur propose des payes bien différentes de ce qu’ils ont ailleurs… »

Depuis des années, les syndicats réclament également que la tarification à l’activité (T2A), qui rémunère les établissements en fonction de l’activité médicale qu’ils réalisent, devienne une tarification à l’activité à part variable. Par rapport aux grandes villes, Guéret est effectivement désavantagé par ce système et son budget, s’en trouve forcément lésé.

Le syndicat espère mobiliser les personnels mais aussi les usagers de l’hôpital jeudi : « Il faut que toute la population se sente concernée, tout cela a des conséquences qui les touchent, qu’il s’agisse de maltraitance institutionnelle ou de difficultés à accéder aux soins de manière optimale. »

Mobilisation. La manifestation intersyndicale de la fonction publique est prévue à 10 heures devant la préfecture de la Creuse, à Guéret pour un départ du cortège à 11 heures.

Sources: article de Julie Ho Hoa ( édition du journal La Montagne du 20 mars 2018); photo du journal La Montagne.

 

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